Une Escapade Ecossaise…

Des offres de transport particulièrement alléchantes à cette période de l’année, l’absence de remords à « perdre » un weekend de ski, en cette saison hivernale si étrange dans les Alpes, quelques jours mis en « banque » à l’occasion d’un échange de maison non simultané, et nous voici partis pour Édimbourg, capitale de L’Ecosse !

Myriam et moi tentons notre chance, chaque année au mois de janvier, et partons visiter une capitale européenne ; après Copenhague, Berlin et Londres, nous voici donc en route pour celle que certains surnomment l’Athènes du Nord, rien de moins, quand d’autres l’appellent la Reykjavik du sud, Edinburgh. Nous savons que la météo est rarement favorable sous ces latitudes, a fortiori à cette période de l’année mais nous avons jusqu’ici été récompensés par de magnifiques lumières, et de fantastiques ambiances. Quelques heures suffisent à rejoindre le nord de l’Europe, et se retrouver dans une ville dont la première vision prédit une histoire riche autant que tumultueuse. Riche car colonnades, bâtiments en pierre de taille et nombreux clochers sont de la partie, tumultueuse dans la mesure du château qui domine la ville.

chateau

Fares, notre partenaire d’échange, nous a préparé son appartement dans les règles de l’art, et nous découvrons avec la même candeur, malgré les dizaines d’échanges que nous avons à notre actif, ce qui sera notre chez nous l’espace de quelques jours. Situé au 4ème étage d’un immeuble construit à la fin du 18ème, il offre un point de chute génial en plein cœur de l’Old Town, le centre historique d’Edimbourg. Cette ville a toujours été un important lieu de passage, et de brassage, depuis le Moyen-Age. La Royale Mile, qui conduit le touriste du château au palais royal, est ainsi parsemée de sites historiques, de la cathédrale Saint Gilles, et sa tour lanterne datant de la fin du 15ème, à la maison de John Knox, proche de Calvin et membre fondateur du protestantisme, et de sa variante écossaise, célébrée à Saint Gilles, justement. L’appartement se situe à la « fin du monde », pas moins ! Non loin se trouve en effet l’un des anciens péages qui marquaient l’entrée des villes de l’époque, et nombre d’habitants d’Edimbourg s’interdisaient de sortir des limites de la ville, de peur de ne pouvoir y rentrer, par manque de moyen. Ils n’allaient donc dans leurs déambulations que jusqu’à la fin de leur monde, devenue depuis, en toute simplicité, World’s end ! La porte et son péage, tout proches donc, ont même vu le premier propriétaire de notre immeuble, Brodie Deacon,  se balancer au bout d’une corde, lui qui, voleur la nuit, était un ébéniste reconnu le jour, reconnu au point… d’avoir mis au point la potence qui servira à son châtiment !

Street of Edinborough

En Europe du Nord, plus encore sur une île, et en hiver, si l’on n’est pas satisfait du temps qu’il fait, il suffit d’attendre une dizaine de minutes… Ce bon mot scandinave se vérifie très souvent, en effet, tant le vent permet de brutaux changements de météo. Il suffit ainsi de rester à proximité d’un abri pour pouvoir se balader au sec, ou presque, toute la journée. Lorsque vous êtes surpris par une averse (une douche écossaise, plutôt, en vérité) lors de votre ascension de l’Arthur’s Seat, l’une des formations volcaniques sur lesquelles repose la ville, d’abri, il n‘est point. Il vaut mieux alors, malgré la brièveté du séjour, avoir prévu 2 paires de pantalons !

Myriam with view

A Edinburgh,  la New Town n’a de nouveau que le nom, puisqu’elle commença d’être érigée dans les années 60. 1760 !… Conçue pour répondre aux soucis de surpopulation de la ville haute, cette nouvelle ramification est aujourd’hui le centre nerveux et commercial de la capitale. Les 2 cathédrales Sainte Marie, les Archives Nationales, la gare, le magnifique hôtel « Balmoral » sont regroupés le long de la voie ferrée, tout comme le monument à la gloire de Sir Walter Scott, auteur, en autres, d’Ivanhoé, ou la riche National Gallery of Scotland, musée magnifique dans ses collections comme dans son architecture, et gratuit, comme la plupart des établissements culturels du Royaume-Uni. Rembrandt y croise Turner, offrant au visiteur un voyage dans le temps, l’espace, et une douce chaleur contrastant avec le grain qui sévit dehors….

Mais si le Dean Village, et ses jolies maisons du 13ème sont un passage, sinon obligé, du moins très recommandé par votre serviteur, c’est le Château d’Edinburgh, qui marque la ville entière de sa stature et de son élégance, qui doit être le point d’orgue de la visite. Il recèle le plus vieux bâtiment encore debout de la cité, et ses fondations reposent avec orgueil sur un millénaire d’histoire. Bien que les styles aient évolué dans le temps, l’architecture reste quelque peu constante, notamment grâce à l’utilisation de pierres donnant à l’ensemble une teinte homogène. De nombreuses salles peuvent être visitées, autorisant là encore un voyage dans le temps, depuis la fin du 18ème et la guerre d’indépendance américaine, aux récentes campagnes des régiments écossais en Afghanistan.

hamacks

Et quel piètre évocateur de l’Ecosse serais-je si je ne mentionnais pas dans ce billet les innombrables pubs qui parsèment la ville ! Ici, on dîne tôt,  mais les pubs sont à toute heure des lieux d’échange et de badinage. Autour d’une bière, brassée sur place évidemment, ou de l’un des innombrable whiskys proposés, parfois à des tarifs délirants, comme cette cuvée de 1957 à 175 livres anglaises, 230 € tout de même, les 50 millilitres, l’on rit, l’on discute du temps qu’il fait, ainsi que du prix du pétrole, qui n’est pas étranger à la richesse de l’Ecosse en général, et de sa capitale en particulier !

Je souhaite vous avoir donnés envie, chers lecteurs, d’aller visiter l’Ecosse, sans doute, mais aussi, et surtout, de vous échapper quelques jours, de profiter de RTT, d’un long weekend, pour recharger les batteries, cultiver votre curiosité et échanger, à tout point de vue, sur notre vision positive du monde !

A bientôt ,

Laurent

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