L’échange de dernière minute…

Je lisais encore ce matin un article dans un journal de la région PACA établissant que les touristes faisaient de plus en plus appel aux offres de dernière minute, voire de dernière seconde. Nous avons tous des envies qui naissent et ne demandent qu’à être assouvies à la seconde, des besoins, aussi, de décompresser après une semaine harassante, et nous nous demandons donc assez naturellement si l’échange est une solution.

La réponse est oui !

Je parle souvent de mes  propres expériences, vous le savez si vous me lisez régulièrement ; La « dernière minute » fonctionne dans les deux sens, et elle exige bien sûr un minimum de souplesse. Je vous ai déjà raconté un départ non prévu en Hollande, à Noël, qui mêle sérendipité et dernière minute ; nous ne voyions pas la neige arriver, avons reçu une offre d’échange, et l’avons acceptée, tout simplement !

La lettre d’information que vous envoie Homelink est également un bon exemple de ces envies pressantes ; il s’agissait la semaine passée d’écossais qui cherchaient activement à se rendre en France dans un délai restreint. Cette semaine, c’est un adhérent suisse qui propose sa maison et ses deux chats en gardiennage à partir du 11 juillet, c’est à dire dans moins de 10 jours !

Mais laissez-moi revenir à mon expérience récente. Myriam, Alix et moi avons trouvé depuis un certain temps déjà notre destination, et notre échange pour l’été –le mois,  de fait- prochain. Nous avons cherché, et trouvé, « dans les temps », si je puis dire, il y a quelques semaines déjà. Et puis, comme nous avons encore un peu de congé à prendre, et que les billets ne sont pas achetés, nous nous demandons si nous ne pourrions pas faire une étape d’une semaine, sur notre route vers le Canada. Nous ne pensons d’abord pas à l’échange (« trop tard », nous disons-nous…), et imaginons du camping, ou des maisons d’hôte, bref, du tourisme plus classique ; avant de nous dire : « et pourquoi pas ? » . Une demande d’échange prend quelques minutes, le temps de rédiger un courrier type (sujet déjà abordé dans un précédent billet), puis de le personnaliser quelque peu, en une heure, une cinquantaine de messages peuvent être envoyés. Le fait d’avoir, comme nous l’avons fait, signalé que nous recherchions un échange dans un délai assez bref a, me semble-t-il, amené les personnes auxquelles nous nous adressions à répondre plus rapidement que d’habitude, ce qui est un point positif, et, contre toute attente, nous avons trouvé !

Alors il est évident que le fait que nous soyons organisés pour des échanges de maison non simultanés est un avantage,  puisque nos futurs partenaires d’échange « épargnent » en quelque sorte une semaine dans les alpes pour l’été prochain, ou même l’été 2017, mais, en tout état de cause, à moins de 4 semaines de notre départ, nous avons été capables de  mettre en place un échange.

jumping boy on beach croppedCela montre plusieurs choses :

>> Que la communauté des échangeurs de maison est absolument ouverte à la nouveauté, et à la surprise,

>> Que vous et moi, chez lecteurs, ne devrions jamais penser à priori qu’un échange est impossible, quel que soit l’endroit où nous vivons, quelle que soit la période à laquelle nous souhaitons partir, et quel que soit le délai dans lequel nous désirons échanger,

>> Que la curiosité reste une des pierres d’angle du concept même d’échange de maison, et surtout, dernière réflexion et non la moindre, que toutes ces histoires d’échanges cherchés, trouvés, puis réussis sont autant d’odes à la confiance que nous pouvons porter envers nos semblables. C’est toute la beauté de la chose, et cela me bouleverse, littéralement. J’espère qu’il en est de même pour vous !

 

Laurent